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FEDERATION REGIONALE
DES TRUFFICULTEURS
DU POITOU - CHARENTES

" LE PETIT BOURGLIOUX "
16120 CHATEAUNEUF SUR CHARENTE

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Présentation départementale


Présentation de l'Association des Trufficulteurs des Deux-Sèvres

Créée en 1994, l'Association des Trufficulteurs des Deux-Sèvres, organise la production et la commercialisation.

A cet effet, elle réalise et participe à :

- des actions "promotion de la truffe" comme le marché de Noël à la Mothe St Héray, le marché d'Availles Thouarsais, des manifestations canines et mycologiques du département.

- des journées de formation pour les trufficulteurs sur, la plantation, la taille des arbres, l'arrosage, le dressage des chiens...

 

L'association a des représentants aux fédérations Régionale et Nationale, institutions dans lesquelles sont:

- définies les actions nationales de promotion,

 - élaborées les chartes de qualité,

 - négociées les règlementations fiscales et structurelles

 - abordés les accords internationaux.

L’Association compte aujourd’hui une centaine de membres trufficulteurs, répartis dans les zones pédoclimatiques favorables des Deux-Sèvres.(sud et nord-est)

 

Il existe plusieurs espèces de truffes…

Au cours du cavage,(récolte des truffes) les chiens truffiers découvrent plusieurs variétés de truffes... Mais seules les prises de choix intéressent les acheteurs, consommateurs, amateurs, dégustateurs... (restaurateurs, particuliers…) :


Nom courant : la melano

Noblesse et Souveraineté

Nom scientifique : Tuber melanosporum

Période de récolte : décembre à début mars

Prix de vente : 500 à 1200 € le kg


Nom courant : la brumale

Reine des Sauces

Nom scientifique : Tuber brumale

Période de récolte : décembre à début mars

Prix de vente : 250 à 350 € le kg


Nom courant : La Truffe d’été

Belle de Saint Jean

Nom scientifique : Tuber aestivum

Période de récolte : juin à septembre

Prix de vente : 80 à 200 € le kg


Nom courant : La Truffe de Bourgogne

Mise en Bouche

Nom scientifique : Tuber uncinatum

Période de récolte : non récoltée en Deux-Sèvres

Prix de vente : 200 à 400 € le kg


Créer et entretenir sa truffière

La décision de créer une truffière doit être bien réfléchie. En effet, côté sol, la souveraine « Tuber melanosporum » est très exigeante.

Il est donc indispensable de faire un diagnostic fin du terrain pressenti (Photo personne analysante ; légende : « Le diagnostic fin est indispensable… » ; source : à préciser) afin de juger correctement la pertinence du projet. A défaut, vous courrez un risque important de ne parvenir qu’à produire la dauphine « Tuber brumale » ou même rien du tout.

La Truffe aime les sols calcaires…

La culture de la truffe est envisageable sous climat à été relativement chaud, contrasté, sur un sol drainant, calcaire, riche en calcium et biologiquement actif.

Dans notre département, les secteurs favorables sont identifiés (Carte x ; légende « Sols à potentiels truffiers » ; source : à préciser). Le diagnostic vient confirmer la faisabilité d’un projet. Il s’appuie sur des critères historiques, environnementaux, chimiques et physiques :

Critères historiques :

- Pratiques culturales antérieures(précédent cultural) favorables : Vigne, céréales, vergers et prairies

- A éviter : anciens boisement, terrains défrichés.

Critères environnementaux :

- Présence d’arbres producteurs à proximité (autres truffières)

- Présence d’essences d’accompagnement à proximité (érable de Montpellier, églantier, cornouiller mâle, genévrier, merisier…

- Terrains plats, ou en pentes légères exposées Sud-Est ou Sud-Ouest

Critères physico-chimiques (nécessite l’intervention d’un laboratoire d'analyse de sol)

- pH : 7,5 à 8,5

- Teneur en CaO échangeable : 4 à 16 %

- Teneur en matière organique : 1,5 à 8 %

- Rapport C/N compris entre 9 et 12

- Teneur en argile inférieure à 40 %

Critères pédologiques (nécessite une fosse pédologique ou coupe de terrain)


(Si besoin, possibilité de rajouter des photos, notamment des essences d’accompagnement ou d’antécédents culturaux favorables)

 

Des racines et des truffes

Les truffes sont issues de la « fructification » des champignons du genre Tuber. Leur développement dépend, dans un premier temps, du comportement du mycélium du champignon. Ce dernier vit en association avec les racines des arbres. Il leur apporte des sels minéraux et reçoit, en contrepartie, des sucres. Pour se reproduire, le mycélium donne naissance à de petites truffes qui prendront petit à petit leur indépendance…


Chêne vert, Chêne pubescent, Chêne pédonculé, Noisetier commun, Charme, Châtaignier, Tilleul, tous ces arbres peuvent vivre avec les champignons du genre Tuber.

Cependant, la production truffière fait appel aux deux essences les plus efficaces pour l’obtention de « Tuber melanosporum » :

Le Chêne vert (« Quercus ilex ») et le Chêne pubescent (« Quercus pubescens »).

Lors d’une plantation, Il faut utiliser des plants en motte de 1 ou 2 ans, élevés en godets anti-chignon. Par ailleurs, il est démontré que la réussite d’un projet est directement liée à l’utilisation de plants mycorhizés et certifiés !

Les plants certifiés : un atout indispensable

On dit d’un plant qu’il est mycorhizé lorsque ses racines vivent en association avec le mycélium d’un champignon. La production de truffes est directement liée à la présence de mycorhizes productrices des petites truffes recherchées. La certification est un service proposé aux pépiniéristes par des organismes scientifiques reconnus (INRA, CTIFL). Il permet de garantir aux planteurs la fourniture de plants truffiers mycorhizés spécifiquement notamment par « Tuber melanosporum ». L’utilisation de plants certifiés accroît considérablement la probabilité d’obtenir la truffe voulue bien qu’elle ne soit pas un gage absolu.

 

Planter sans se planter

Objectif : La plantation d’une truffière doit aboutir à la formation d’un milieu ouvert à ensoleillement important, de façon à favoriser la « fructification » du mycélium. Elle est piquetée selon un axe Nord-Sud.

 

Densité de plantation : En sol profond, environ 200 arbres à l’hectare (6 x 8 m). En sol peu fertile, 400 – 450 arbres/ha (6 x 4 m).

 

Travaux du sol : Réalisés à l’automne, avec du matériel léger et sur terrain sec. Ils consistent à émietter le sol sur les lignes de plantation sur 10-20 cm de profondeur, ou par piochage à 30 ou 40 centimètres,détruire la semelle de labour, sans bouleverser les strates du sol.

 

Plantation : De novembre à mars (plutôt en fin de saison pour le Chêne vert), hors gel et temps pluvieux.

Procédure :

  1. Creuser une fosse de plantation

  2. Imbiber la motte d’eau

  3. Sortir délicatement le plant du godet

  4. Centrer le plant dans la fosse

  5. Recouvrir la motte de 2 cm de terre

  6. Tasser légèrement

  7. Arroser copieusement (10 L par plant)

 

Accessoires :

  1. Paillage des plants avec des dalles plastiques de 50 x 50 cm.

  2. Pose de protections lapin solides de 60 cm de haut.

 

Coût moyen d’une plantation 3500 € / ha.

 


 

Les premières années

Durant un minimum de 5 ans après la plantation, le mycélium s’installe puis entre en phase de pré-fructification. Le trufficulteur assure la bonne reprise des arbres et l’installation de conditions favorables au niveau de la parcelle :

Pendant les premières années,l'entretien de la parcelle consiste à:

- arroser les plants en cas de sécheresse estivale d’au moins 5 semaines

- favoriser la vie biologique du terrain, suivant sa nature (p 4), en enherbant la truffière ou travaillant superficiellement le sol sur environ 5 cm de profondeur.

- retirer les paillages plastiques et les protections avant la troisième saison de pousse si les arbres sont suffisamment forts et travailler le sol, si nécessaire, afin d'éviter une trop forte concurrence de l'herbe.

 

Attention… ça brûle !

L’entrée du mycélium en phase de fructification induit la formation de « brûlés » autour des arbres bien mycorhizés. Ce signal présage l’entrée en production de la truffière et une modification des pratiques culturales.

La truffe fructifie à l’intérieur du brûlé ou en bordure, là où la végétation disparait.

 

Production moyenne d’une truffière mâture : plusieurs kg / ha (très variable)

 

Le cavage

La truffe dégage ses prodigieux arômes à partir de décembre. La récolte, qui est basée sur ces formidables propriétés odorantes, débute alors. Elle se poursuit jusqu’en février. Une alliée et deux compagnons bien dressés peuvent alors participer au cavage de la pépite :

- La mouche : utilisée par défaut, sa réussite est approximative et imprécise

- Le cochon : efficace mais très gourmand. Sans vigilance, vos truffes disparaîtront !

- Le chien : privilégié par le trufficulteur, il cherche pour son maître… Un duo souvent gagnant !

 

(photo cavage ; légende « Qui cherche… trouve ! » ; source : à préciser)

 

L’entretien d’une truffière en production

La souveraine des truffes est très exigeante. Le but de l’entretien est de maintenir un milieu semi-ouvert, à la végétation typique des conditions sèches et chaudes, et d’ajuster certains paramètres :

Ouverture du milieu : Maintien de l’ensoleillement important (Diminution progressive du nombre d’arbres ou taille douce).

Eau : Apports minimums selon le besoin. Fin mai, juin et août sont les périodes les plus sensibles.

Matière organique :

- A proximité des brûlés : broyage et exportation de la végétation

- Entre les rangs : gestion fine selon les besoins

 

Coût d’entretien d’une truffière : 450 € / ha.

 

La Truffe : une réalité économique

La filière en quelques chiffres :

- la demande Européenne de truffes est de 1000 Tonnes par an!

- la production Européenne, France comprise, est de seulement 100 Tonnes(10 fois moins). Cette situation est uniquement due à un déficit de truffières car la truffe est imperméable au contexte économique.

- La région Poitou-Charentes :

- connaît un bon développement depuis 10 ans

- compte 750 trufficulteurs qui exploitent 1200 ha de truffières

- produit environ une tonne de truffes par an, don 80% dans ces truffières aménagées

- réalise un chiffre d’affaire de 600 000 €/an

- doit développer la trufficulture par des mesures incitatives en direction des agriculteurs, mais aussi des particuliers, car les débouchés sont là

 

Le marché

La vente des truffes doit, en priorité, être effectuée en truffes fraîches de façon à préserver leurs qualités gustatives.

L’ association départementale des Deux-Sèvres a choisi de commercialiser son produit :

- suivant la charte de qualité nationale, truffes fraîches, triées, nettoyées...

- sur les marchés ou en commercialisation directe

- au détail ou en gros

 

Les prix moyens de la pépite noire « Tuber melanosporum » :

- vente au détail : 750 € / kg

- vente en gros : 600 € / kg

 

Les marchés des Deux-Sèvres sont, pour l‘instant :

 

Sous les Halles de La Mothe Saint-Héray :

- en décembre : le dimanche, 9 h 30 lors du marché de noël, dégustations de recettes truffées.

Salle des fêtes de Benet

- en décembre : le dimanche, 10 h 00 recettes truffes et safran.

Dans la salle communale d’Availles-Thouarsais

  • le second samedi de janvier de 10 h à 12 h

Sous les Halles de Niort :

- en janvier les samedis matin

 

L’organisation de nouveaux marchés est en projet. Ils seront nécessaires pour écouler la production croissante, mais ne feront pas varier le cours de la truffe car la demande est trop importante !

 

Qui contacter ?

Pour se lancer dans un projet lié à la trufficulture (production, vente, achat, restauration…), il est conseillé de se tourner vers les acteurs suivants :

Association des Trufficulteurs des Deux-Sèvres

50 rue du Maréchal Joffre

79800 LA MOTHE SAINT-HERAY

Tel 05 49 05 02 43

Fédération française des Trufficulteurs

7 bis rue du Louvre

F - 75001 PARIS

Tél : 33 01 42 36 03 29 Fax : 33 01 42 36 26 93

Site : http://www.fft-tuber.org

 

Ouvrages de Référence :

- RICARD J-M et Al ; La truffe Guide technique de trufficulture ; CTIFL ; Mars 2003 ; 260 p

- SOURZAT P. ; Guide Pratique de Trufficulture ; Station d’expérimentation sur la truffe ; Décembre 2002 ; 117 p

 
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